suite
*** Je marchai donc, un peu au hasard (même complètement...lol) et me retrouvais dans une rue sombre. Je tournai à droite mais je me retrouvai dans un cul- de- sac. Je rebroussais donc chemin, et me remis sur la route précédente. Je tournai cette fois- ci à gauche et devant moi... non, c'est impossible... je me retrouvai devant... elle ! Mais elle n'était pas seule : une bande de copains, d'environ 18-20 ans l'accompagnait... Terrifiée, je me retournai, me préparant à courir, lorsque je me rendis compte avec effroi que j'étais encerclée... ***
Effrayée, je regardai tout autour de moi, impossible de m'enfuir, ni de me débattre, ils étaient trop nombreux, et bien trop forts pour moi. Elle, Alicia, s'avança alors vers moi, menaçante. Nous nous regardâmes alors droit dans les yeux, sans fléchir une seconde, elle sortit alors son portable, sans cesser de me regarder.
Alicia= alors je suis quoi ? « une pauvre pute désespérée avec qui il pouvait se consoler le temps d'un soir »? C'est bien ça que tu m'as dit ?!
Elle me donna alors une énorme gifle, et sans avoir eu le temps de réfléchir, je lui en donnai une à mon tour, encore plus forte, qui lui laissa une marque sur sa joue brûlante de colère et de douleur.
Mais elle ne faillit pas et appela alors deux garçon, même pas majeurs, mais impressionnant tout de même. Elle leur fit un signe de tête. Je n'eus pas le temps de me retourner, le premier m'attrapa les bras et me les tint durement, de tel sorte que je ne puisse bouger.
Mon souffle se coupa alors lorsque je vis son ami s'approcher lentement de moi. Il avait une sorte de tatouage sur la joue, dont je me souviendrais à vie, et était habillé tout en cuir ; il était chauve et ses yeux étaient sombres, ce qui le rendait encore plus effrayant. Il me regarda longuement.
Lui= excuse toi
Moi= jamais !
Il m'insuffla un énorme coup de poing dans le ventre, que je ne pus empêcher, tenue par l'autre qui desserra son étreinte, me laissant glisser à terre. Je ressentis dès lors une douleur fulgurante au ventre, le souffle coupé pendant plusieurs secondes. Lorsque je repris enfin mes esprits, j'avais les genoux à terre. Je me relevai donc fièrement, mais avec difficulté, tenant à rester le plus digne possible malgré tout.
Je regardai tout autour de moi : une dizaines de jeunes hommes m'observaient crûment, l'½il méchant. Aucun d'eux n'avaient eus pitié de moi, et n'avait daigné m'aider : ils avaient sûrement bien trop peur de partager mon sort. D'un coup d'½il d'Alicia, celui qui m'avait frappé se recula, reprenant sa place dans le cercle, tandis que l'autre m'attrapa de nouveau les bras.
Alicia, faisant un pas ou deux vers moi= « va te faire voir » , c'est bien ça que tu m'as dit ? Tu pourrais me le répéter maintenant ?
Moi, la défiant du regard= va te faire voir...
Alicia, me claquant une nouvelle fois= aller, excuse toi, tu fais pas le poids...
Moi, la regardant fixement = ...
Alicia= tu sais bien qu'en un claquement de doigt, t'es par terre. Tu m'as demandé pour qui je me prenais ? je me prends pour celle qui détient ta vie entre ces mains...
Moi= et qu'est ce que t'as fait pour qu'ils soient des toutous si obéissant ? tu leur a promis des nuits inoubliables ... ?
Elle m'observa alors haineusement et l'on pouvait déjà voir ses veines sortir au creux de son cou. Sa face pourpre hésitai sur mon sort. Peut- être n'aurai- je jamais du la défier ?...
Je fus interrompus pendant mes pensées, et, sans que je la vis venir, elle me donna un magistral coup de poing au creux de l'½il que je fermai afin d'atténuer la douleur. J'aurai voulu me défendre, me battre contre elle : je suis sure que j'aurai gagné. Mais aussitôt, tous ses hommes de mains se seraient jetés sur moi. Non, j'avais compris la leçon cette fois ci...
Mais subitement, je me sentis défaillir et tombai : celui qui me tenait m'avait fait une béquille violente et reculai à présent. Alicia se rapprocha dangereusement et me donna plusieurs coups de pieds, nerveusement. Je me protégeai du mieux que je pus en me recroquevillant sur moi-même mais elle réussit tout de même à m'atteindre au visage, sur la mâchoire.
Alicia= maintenant excuse toi !
Pour toute réponse, je crachai devant elle et vis avec un certain dégoût un filet de sang suivre mon crachat. Ses yeux se plissèrent alors et je me rendis compte qu'elle tentait de maîtriser ses poings qui se contractaient malgré elle.
Alicia= EXCUSE TOI J'AI DIT !
Moi, calmement= jamais je m'excuserai pour quelque chose que je pense au plus profond de mon c½ur...
Pour dire cela, j'avais tenter de me relever mais, souffrant, je retombai lourdement sur les genoux. Sans que je le vis venir, je reçus son pied dans ma figure ; puis elle se retourna et s'apprêta à partir. C'était enfin fini ! Je respirais avec grand peine, soulagée. Mais je restai stupéfiée par ces paroles, qu'elle dit avec un sourire vicieux, me regardant goguenarde :
Alicia= Elle est à vous, faites en ce que vous voudrez...
Je sentis des larmes brûlantes couler le long de mes joues. Allaient- ils me tuer ? allais- je mourir comme une pauvre clocharde sur les pavés froids ?
Quelques uns restèrent à l'écart, mais la plupart s'approchèrent, claquant des pieds et de la langue pour m'effrayer encore plus que je ne l'étais déjà. Je rampai le plus vite que mes bras le pouvaient et me calai contre le mur, où je ne pris la peine de me relever, ils m'y auraient immédiatement renvoyer...
Sans que je ne pus les compter, une pluie de coups s'affala sur moi. J'avais mal, terriblement mal ; mais j'étais impuissante, impuissante !
Je pleurai, depuis un bon moment je pleurai. Mais ils ne cessaient pas et riaient aux éclats de me voir souffrir. Pendant un très long moment ils s'amusèrent ainsi, ne se rendant pas compte qu'ils pouvaient me tuer, qu'ils étaient entrain de me tuer !
( ... )
Je me sentais lassée, épuisée, et vidée de tout mal. Je ne me rendis même pas compte qu'ils avaient arrêté depuis un bon moment, et qu'ils étaient tous partis depuis longtemps. Tous ? non, un restait. Celui- là n'avait pas participé au massacre, à mon massacre. Il avait un portable à la main, et appela je ne sais qui, j'étais semi- consciente. Après l'avoir fait, il s'enfuit en courant, sans un regard envers moi.
Quant à moi, sans force, je me sentais la mort m'envahir peu à peu. J'essayais de rester éveillée le plus longtemps possible, mais je voyais trouble. Lentement, et malgré tous mes efforts, je m'endormis dans un sommeil profond, le sommeil de la mort...
*** *** ***
J'espère que vous avez apprécier ce chapitre, parce que j'ai essayé de le faire au mieux...
Je m'excuse d'avoir été si longue, mais j'avais un devoir de français à faire !
ps : vous inquiétez pas, ce chapitre n'est pas le dernier... ;)